Magali Guillemot, une mère injustement accusée de la mort de son bébé Lubin
Après documentation et réflexion, j'ai exprimé ma solidarité avec Magali Guillemot, une mère injustement accusée de la mort de son bébé Lubin.
Cette page dénonce l'erreur judiciaire dont est victime Magali Guillemot dans ce que les médias ont appelé l'affaire Lubin.
Le parcours judiciaire de Magali Guillemot, que les médias nommeront
"l'affaire Lubin" est une longue descente aux enfers que le
site http://defense.magali.free.fr
retrace dans la page chronologie 1994-2003.
L'enquête mal menée conduit à un procès truqué
qui ne nous permet pas de comprendre comment Lubin, bébé
de deux mois trouve la mort : en outre, des radios montrent de multiples
fractures dans le corps de l'enfant.
Lors du procès en appel de Paris, il a été admis
que Lubin avait pu être victime du Syndrome
du Bébé Secoué.
Ce diagnostic a été totalement ignoré pendant les
6 années d'instruction et lors du procès de Nanterre qui
a suivi.
Les demandes d'examen médical complémentaire demandées
par le Parquet de Versailles, qui auraient pu conduire à ce diagnostic
n'ont jamais été réalisées.
Devant ce que nous pouvons appeler une erreur judiciaire, Magali Guillemot
rédige un livre avec Loly Clerc qui montre comment un procès
dirigé par l'intime conviction de la culpabilité de la mère
et sur l'acquittement du père lors du premier procès conduit
nécessairement Magali Guillemot à être condamnée
pour un crime qu'elle n'a pas commis.
Lire le premier
chapitre :
Des yeux de hulotte effarouchée derrière ses lunettes rondes,
le visage durci, Magali Guillemot venait d’être condamnée
par la cour d’assises de Nanterre à quinze ans de prison
pour « violences sur mineur de moins de quinze ans par ascendant
légitime ayant entraîné la mort sans intention de
la donner. » En d’autres termes, elle était jugée
coupable d’avoir maltraité son enfant, un nouveau-né
de deux mois. Nous étions le 23 novembre 2000.
Pourquoi s’intéresser à cette grande perche muette,
au centre d’une affaire qui serrait le cœur ? Sans attendre
défense et témoignages, on crie instinctivement «
Coupable, oui coupable ! » Une mère est toujours coupable.
Et pourtant... ?
Les commentaires du livre par les lecteurs de la Fnac et d'Amazon
Livre émouvant, vrai, véritable cri du coeur .
Un internaute, BOIS Le ROI, FRANCE, le 26 juin 2002
Un livre vient de paraître, publié par les Editions GRASSET,
un livre dont la couverture est symbolique : lettres blanches sur fond
noir, "Moi, qui n'ai pas tué mon fils....". Oeuvre de
Magali GUILLEMOT et Loly CLERC, il reprend et surtout éclaire toute
l'affaire. Ce livre fait revivre les derniers jours de la vie du petit
Lubin, l'angoisse, la souffrance, l'incompréhension de la maman
puis l'accusation de"maltraitance" contre les deux parents.
Ce livre relate ensuite le déroulement du procès en appel,
devant les Assises de Paris en novembre 2001, procès qui se révèle
être la réplique de celui de Nanterre-novembre 2000- bâti
sur une Instruction déséquilibrée privilégiant
la culpabilité de Magali, innocentant le père d'ailleurs
acquitté lors de ce premier procès malgré ses aveux.
L'évocation de chaque audience permet à Magali d'exprimer
son vécu devant ces terribles journées, la conscience d'un
piège se refermant sur elle et révèle au lecteur
la véritable personnalité de la jeune femme, occultée
par l'acharnement de l'accusation, sa poignante douleur et son accablement.
Un livre qu'il faut diffuser afin que l'opinion publique comprenne, comme
nous: "Non, elle n'a pas tué son fils!" Elle est innocente.
la justice injuste, 3 juin 2002
Commentaire de : Beatrice Bastide de Paris
Comme beaucoup d'entre nous, j'avais été particuliérement
frappée par l'affaire Lubin il y a maintenant quelque temps ; la
mort d'un petit enfant ne peut jamais laisser indifférent. La justice
avait tranché : la mère était coupable, elle devait
payer. Et pourtant que d'opacité : si la mère n'a jamais
reconnu les faits, criant sans cesse son innocence, le père, lui,
avait avoué la maltraitance qu'il avait fait subir à son
fils lors d'un premier procès. Voilà pourquoi, ce livre
est indispensable : grâce au concours éclairé de Loly
Clerc, la parole est donnée à Magali Guillemot,la mère,
aujourdhui à Fleury Mérogis pour des années : personne
n'est à l'abri d'une erreur de la justice, et quand c'est le cas,
c'est un allez simple pour l'enfer. Avec ce livre qui vous arrache des
larmes, vous découvrirez comment l'histoire simple d'un amour maternel
peut, un matin d'automne, basculer vers l'horreur, de l'hopital à
la prison. A lire absolument.
La Justice devait juger qui, de Jérome Duchemin et de Magali Guillemot, avait pu se rendre coupable de violences sur Lubin. La justice s'est contentée de juger une mère nécessairement responsable de ce qui arrive à son enfant. Comment ne pas voir le sexisme mis à l'oeuvre dans l'enquête puis dans les procès à répétition de Magali Guillemot.
C'est l'analyse qu'a également suivie l'association Mix-Cité
dans le parcours judiciaire de Magali Guillemot.
Lire cet
article publié sur leur site.
L'Association de Soutien reste mobilisée pour faire reconnaître l'innocence de Magali Guillemot.
" Le 15 janvier 2003, la Cour de cassation, jugeant que Magali Guillemot
avait été jugée en appel au procès de Paris
en novembre 2001 dans des conditions conformes au droit de l'époque,
a entériné le verdict condamnant la jeune femme à
dix années de réclusion criminelle, clôturant ainsi
la procédure au plan national.
Le 31 janvier 2003 Magali Guillemot a été incarcérée,
pour purger 10 ans de prison.
Depuis elle a déposé un recours devant la Cour Européenne
des Droits de l'Homme.
L'association l'a soutenue dans cette démarche, et continuera à
la soutenir dans la suite de la procédure. En effet, nous dénonçons
avec force la décision de la Cour de cassation et et ses attendus.
Il aurait fallu que la justice accompagne les législateurs dans
leur démarche, afin que Magali Guillemot ne reste pas l’unique
de nos concitoyens victime d’une loi incomplète et promptement
corrigée !
L’association de soutien se refuse à accepter ce qui correspond
à traitement parfaitement inéquitable contraire à
l’égalité des armes, et qui est à ses yeux
une effroyable erreur judiciaire.
Le 5 octobre 2003, à l'occasion de l'émission "Secrets
d'actualité" sur M6, Maître Lombard a annoncé
que parallèlement à ce recours, il déposait auprès
du Président de la République une demande de grâce,
face à ce qu'il a qualifié lui-même de plus terrible
erreur de l'histoire judiciaire de notre pays.
En novembre 2000, au nom du peuple français, cette mère
avait été condamnée et son mari acquitté sur
la base des théories psychologiques de l'avocat général
et à partir d'impressions et de sentiments, sans preuve, sans fait
matériel clairement établi, sans mobile.
Chacun d'entre nous a la possibilité d'exprimer ses interrogations
et ses doutes sur les conditions qui ont abouti à ce verdict, et
qui ont entrainé une concitoyenne dans un processus judiciaire
la condamnant d'une manière que nous jugeons inacceptable. "
Pour adhérer à l'association :
Association de soutien de Magali Guillemot
13, avenue Jules Verne
91440 BURES-SUR-YVETTE
Chère Magali,
Je suis indignée et peinée par la décision de la
cour de cassation, par votre quatrième incarcération pour
un crime que vous n'avez pas commis, par la façon inhumaine avec
laquelle vous avez été interpellée à votre
domicile, comme si vous n'aviez pas régulièrement respecté
les conditions de votre liberté provisoire. Je suis indignée
et peinée par cette effroyable erreur judiciaire que vous subissez
depuis 8 ans parce que l'enquête policière, la justice et
la conviction des jurés ont été axées sur
des stéréotypes -sexistes et machistes-. Je suis indignée
et peinée que la justice ne suive pas le mouvement du législateur
qui a reconnu un dysfonctionnement dans le déroulement de votre
procès. Je suis indignée et peinée parce que la justice
française ne respecte pas la mémoire de Lubin, [...] . Je
veux exprimer la colère d'une citoyenne qui ne comprend pas la
justice de son pays, la justice d'un pays qui a incarcéré
pendant 15 ans un Patrick Dils pour un crime qu'il n'avait pas commis
et la liste des erreurs judiciaires est longue, fondées la plupart
du temps sur des discriminations, conditionnées également
par la faiblesse des moyens pour rendre une justice équitable.
Il serait grand temps qu'en France, un vaste mouvement de protestation
se lève pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice,
les bavures, les violences institutionnelles. On dit communément
: le procès de Magali Guillemot dans l'affaire Lubin. Ce n'est
pas le procès de Magali Guillemot : c'est le procès de l'injustice
et de la honte. Ce n'est pas l'affaire Lubin : c'est l'affaire du sexisme
et du machisme qui s'acharnent contre une femme. On ne juge pas un individu
-Magali Guillemot : on juge un sexe -féminin et une carrière
professionnelle remarquable. On ne rend pas la justice pour Lubin : on
prend en otage un enfant pour célébrer une fois de plus
le machisme et le patriarcat qui font partout des ravages dans l'humanité
souffrante.
La justice a pour mission de réparer les conséquences d'un
délit ; elle a aussi pour mission citoyenne et civilisationnelle
d'éclairer la population et de prévenir des récidives
à travers les jugements rendus. La justice française en
condamnant Magali Guillemot ne nous donne pas l'occasion de comprendre
ce qui s'est passé dans les jours qui ont précédé
le décès du petit Lubin. La justice française en
condamnant Magali Guillemot permet alors que d'autres drames familiaux
se reproduisent.
La logique judiciaire sur le plan national s'est déroulé
jusqu'au 15 janvier 2003. Une logique corporatiste. Je conserve l'espoir
que la Cour européenne reconnaîtra l'erreur de la justice
française, reconnaissant ainsi l'innocence de Magali. C'est ce
que nous espérons tous.
Magali, je pense à vous tendrement. Courage.
Sylvie Rousseau - 2 février 2003
Après un rapport favorable rendu le 2 juillet par un juge de l'application
des peines du tribunal de Versailles, Magali Guillemot, condamnée
en 2001 à 10 ans de prison pour maltraitances ayant entraîné
la mort de son fils Lubin âgé de 8 semaines, vient de voir
sa période de sûreté réduite d'un an (passe
de cinq à quatre ans) par la chambre de l'instruction de la cour
d'appel de Versailles. Une décision exceptionnelle qui va lui permettre
de demander un aménagement de peine. (OIP 15 juillet 2004)
http://prisons.free.fr/news2004_2.htm
La rediffusion de l'émission Faites entrer l'accusée sur France2 me fait simplement rappeler qu'il est facile de se faire passer comme victime quand au moment des faits ou de l'enquête on ne manifestait aucune émotion. Surtout que le doute lui a permis de ne pas croupir plus longtemps en prison. Ce qui me gêne, c'est de savoir qu'elle travaille à nouveau au CEA, comme si rien ne s'était passé.
Bonjour,
En effet, Magali Guillemot est une femme extrêmement pudique qui
ne manifeste pas ses émotions mais pour bien la connaître,
je peux vous assurer qu'elle est absolument gentille, tendre, disponible,
généreuse et émouvante.
Heureusement qu'elle est maintenant libre et qu'elle travaille à
nouveau au CEA. Magali ne pourra jamais oublier son petit Lubin qu'elle
aimait et l'erreur judiciaire qu'elle a subie pendant si longtemps, cependant,
je lui souhaite beaucoup de bonheur et la joie de partager autour d'elle
son humanité profonde, sa gentillesse et son amour de la vie et
des autres.
Cordialement
Sylvie Tranchant-Rousseau
Bonjour,
Je viens de faire un tour sur votre site, je ne vous ferai pas de compliments
car vous dites que vous ne savez qu'en faire et qu'ils ne vous font pas
avancer, je ne vous enverrai pas d'insultes non plus, je suis juste dérangée
par l'article que vous consacrez à mme Magali Guillemot. Vous pronez
l'amour et l'égalité des sexes, je ne peux qu'être
d'accord avec vous, mais pourquoi vous embarquez-vous dans la défense
d'une personne que vous ne connaissez pas à la simple lecture d'un
livre? Vous tenez pour coupable le sexisme et l'acharnement de la société
contre une femme à la réussite sociale! Allons c'est un
peu simple. Je suis infirmière et dans ma pratique j'ai été
amenée à voir des enfants maltraités et leurs parents,
ce n'est jamais aussi évident et ce n'est pas parce que quelqu'un
dit je suis innocent que c'est vrai, je ne prétends pas non plus
connaître la vérité sur cette affaire mais la justice
a reconnu Mme Guillemot coupable et condamnée à 10 ans de
prison. D'après ce que je sais elle bénéficie actuellement
d'un régime de semi-liberté et sortira bientôt, mais
le petit Lubin lui est bien mort et dans d'atroces souffrances. Alors
un peu de décence et ne vous enflammez pas trop.
Bonjour,
Je ne me suis pas embarquée dans la défense d'une personne
que je ne connais qu'à la simple lecture d'un livre.
J'ai consulté avec soin le dossier de l'affaire Lubin, j'ai lu
attentivement le livre de Magali, nous en avons débattu en profondeur
dans des réunions de travail dans l'association MixCité45,
j'ai eu le plaisir d'avoir un échange très intense avec
Magali. Mon intime conviction de citoyenne est que Magali Guillemot n'a
pas tué son fils et que le sexisme a déterminé le
choix de l'accusion et des jurés dans ce procès. Un sexisme
ambivalent car il voudrait d'un côté qu'une mère voit
immédiatement que son enfant souffre pour le secourir à
temps et de l'autre, qu'une mère a toute puissance sur son enfant.
Je ne m'enflamme pas, je suis très calme, sereine, détendue...
et désireuse que la justice française reconnaisse enfin
l'innocence d'une femme qu'elle a injustement condamnée.
Je termine en disant qu'une personne d'un autre comité de soutien
m'a contactée par le formulaire de contact de mon site web pour
me demander des renseignements. Ne connaissant pas l'affaire en question,
je ne me suis pas engagée à soutenir la personne jugée
et j'attends les éléments du dossier pour me déterminer.
Cordialement
Sylvie Tranchant-Rousseau
Très chere Sylvie,
Tombant sur votre site web suite à l'émission "faites
entrer l'accusé" passée la veille sur france 2, je
m'interroge vivement.
Avez vous des enfants ? J'ose vous poser la question aux vues de vos propos
que je trouve extrêmement déplacés ! dire que le petit
Lubin ( que son âme repose ENFIN en paix ) ait pu souffrir du syndrome
du bébé secoué, imaginez un peu toutes les fractures
dont il a pu être le martyre. Soyez objective une seule seconde,
cette femme est tout sauf une mère, je suis une mère, mon
enfant souffre je le vois de suite. J'arrive à montrer mes sentiments
et ne laisserais JAMAIS MOURIR UN PETIT BEBE DE HUIT SEMAINES SEUL et
je dis bien SEUL dans un hôpital. Après si vous trouvez ça
normal c'est qu'il faut consulter de suite. et quand je lis des lettres
de soutien pour cette perverse ce monstre j'espère vivement que
justice sera faite dans un autre monde et bon courage pour elle. Il y
a des millions de mères de famille qui se retrouvent avec un bébé
désiré ou non, sans le sou, sans moyens mais qui, n'empêche,
ont la FIBRE MATERNELLE et sont de VRAIES MERES pas des S... comme elle
et encore !
je suis gentille. SVP ENLEVEZ VOS OEILLERES OU MELEZ VOUS DE VOS AFFAIRES
ça vaudra mieux plutôt que de raconter des c...
Bonjour,
Je n'ai pas d'enfant et je ne vois pas ce que cet argument vient faire
dans le cas de l'affaire Lubin. Mon tempérament est ainsi fait
que généralement, les enfants s'amusent beaucoup avec moi
parce que je suis une personne enjouée, enthousiaste, émerveillée
devant la beauté du monde mais à l'âge de 35 ans et
étant donnée ma situation personnelle, je ne peux pas me
permettre d'avoir des enfants. Il est fort probable que le petit Lubin
ait souffert du syndrome du bébé secoué.
Magali Guillemot s'occupait de son enfant avec attention et tendresse,
même si elle n'est pas émotionnellement démonstrative.
Est-il interdit de concevoir un enfant si on est pudique ? Alors, je ne
serai jamais née et mes parents seraient hors la loi.
Magali Guillemot n'a pas laissé son enfant mourir seul à
l'hopital.
Vos capacités parentales ne préjugent pas celles des autres.
Il n'y a pas des vraies mères ou des fausses mères, il y
a des mères. Point.
Je me mêle de mes affaires. Nous vivons en France dans une démocratie
où le peuple est souverain, il élit ses représentant-e-s,
il juge les personnes accusées dans un procès. Remplissant
tous mes devoirs civiques, en contrepartie j'ai des droits comme celui
de diffuser sur le web mon intime conviction sur une erreur judiciaire...
ce que je fais et continuerai de faire parce que Magali Guillemot est
innocente et n'a pas tué son fils.
Vous êtes sans aucun doute gentille et choquée par l'affaire
Lubin, la mort d'un bébé est difficile à appréhender
parce que cela ne va pas dans le cours naturel des choses mais je vois
et je crois que vous vous emportez beaucoup dans votre message.
Cordialement
Sylvie Tranchant-Rousseau
Bonsoir,
j'ai vu l'émission sur le petit Lubin et c'est vrai que cela fait
mal de voir un enfant de cet âge là mourir. je ne sais pas
si Magali est coupable d'avoir tué son fils mais en tout cas elle
est coupable de s'être laisser mettre enceinte alors que son couple
ne fonctionnait pas. C'était très égoiste de sa part.
La décision d'avoir un enfant ne doit pas se prendre à la
lègère. On ne fait pas enfant par simple envie comme de
s'acheter un gateau. Ne me dite surtout pas que c'est un accident, à
son âge et à l'époque on ne devrait plus parler de
ce genre de chose; la pilule et autres contraceptifs existent et si elle
n'aimait pas son mari et était même décidé
à le quiter et à ne pas se marier avec, alors pourquoi continuait-elle
a avoir des relations sexuelles avec lui; je suis peut-être dur,
mais si les gens réfléchissaient un peu plus avant de faire
certaines choses ils auraient moins de problèmes !!!!
Bonjour,
Les choses ne sont pas aussi simples que vous l'affirmez, sinon, la vie
serait plus agréable à vivre. Oui, comme vous le dites,
nous vivons à une époque où nous avons une certaine
marge de manoeuvre et de liberté dans les choix que nous prenons,
je suis d'accord avec vous. Mais Magali était sincèrement
habitée par un fort désir de se marier et de concevoir un
enfant, ce désir ambivalent est à la fois égoïste
et généreux car l'amour est à la fois égoïste
et généreux. Elle n'a pas fait un bébé à
la légère. Magali est une femme très structurée,
brillante, intelligente, autonome, bref toutes qualités compatibles
avec la maternité. Le drame de la mort du petit Lubin est la conclusion
douloureuse de faits imbriqués les uns dans les autres. Qu'auriez-vous
fait à sa place, sincèrement ? Elle a certes commis une
erreur en se mariant avec un homme qui ne lui correspondait pas : faut-il
pour autant condamner et mettre en prison les personnes qui se trompent
? Alors, comme tout le monde se trompe dans sa vie, nous serions 65 millions
de français en prison. C'est inconcevable. Il faut essayer de comprendre
ce qui c'est passé objectivement en connaissant bien le dossier
et la personnalité charmante de Magali, faire parler son esprit
et son coeur et poser un grand pansement de tendresse sur la brutalité
du passé. Qu'en pensez-vous ?
Cordialement
Sylvie Tranchant-Rousseau
Réponse
Bonjour,
Avant toutes choses, merci pour votre réponse.
Effectivement les choses ne sont pas aussi simples que je le dis car malheureusement
l'etre humain prend un malin plaisir à tout compliquer !!! Je comprends
trés bien que Magali à 32 ans, comme beaucoup de femme,
est eue une trés forte envie de se marier et d'avoir un enfant.
Mais je reste quand même sur ma position, on ne se marie pas avec
quelqu'un que l'on n'aime pas et surtout on ne fait pas d'enfant avec
quelqu'un que l'on n'aime pas.
Un enfant à besoin de grandir dans une famille unie. Déjà
lorsque l'on se marie et on fait un enfant par amour, on n'est jamais
sûr de la durée de la bonne entente, alors se marier et faire
un enfant (surtout aussi rapidement) sans amour, je suis désolée
mais c'est du pur égoisme et non pas de l'amour.
Par contre, je suis d'accord avec vous, la justice n'aurait jamais dû
la juger coupable alors que son mari n'a rien eu.
En tout cas je pense que Magali peut être fière et heureuse
d'avoir une amie fidèle comme vous.
C'est génial de se battre pour les gens qu'on aime. Félicitation
à vous.
Sandrine
Comme beaucoup, j'ai regardé l'émission "Faites entrer l'accusé" consacrée à la mort du petit Lubin et je suis intimement convaincue de la culpabilité de Magali GUILLEMOT. Je trouve scandaleux qu'un comité de soutien se soit créé pour venir en aide à ce "monstre". Comment peut-on défendre cette femme lorsque l'on connait la gravité des blessures du bébé (fractures, bleus et autres...) ? Ce qu'elle a fait est monstrueux. J'espère que ça la hantera jusqu'à la fin de ces jours, et qu'elle vieillira malheureuse... Cette femme aurait mérité la peine de mort !!
Bonjour Cachou,
Cachou, c'est le prénom de ma filleule, une chatte noire qui a
trois ans maintenant. D'ailleurs, Magali Guillemot aime beaucoup les enfants
et les chats, c'est un signe de profonde humanité.
Oui, l'affaire Lubin a été surmédiatisée
et on ne peut pas dire que cela ait été en faveur de Magali
parce que le peuple aime encore se défouler sur des cibles comme
elle, cibles bien pratiques : on colle une étiquette "criminel"
sur le front de quelqu'un et on se défoule à l'envi. Ce
qui prouve que notre société démocratique est encore
adolescente, voire enfantine.
Vous avez le droit de penser ce que vous voulez de l'affaire Lubin et
de Magali Guillemot, je vous invite à lire son livre, à
consulter son dossier juridique, à fréquenter les membres
de son association de soutien et à contacter Magali, elle-même.
Vous serez très déçue. Non seulement Magali n'est
pas un monstre comme vous le prétendez mais en plus, elle a au
fond d'elle une sorte de naïveté qui la rend encore plus touchante,
cette naïveté qui fait qu'elle ne juge pas les autres à
tort et à travers.
Oui, il était important de créer cette association de soutien
pour dénoncer une erreur judiciaire et demander que justice soit
rendue dans cette affaire.
Je vais vous décevoir encore : Magali a suffisamment de ressources
psychiques et intellectuelles pour rebondir après l'erreur judiciaire
dont elle a été victime ; toute sa vie, elle pensera tendrement
à son petit Lubin qu'elle a porté dans son ventre et contre
son coeur.
Pour finir, je vous déçois une dernière fois : en
France, la peine de mort a été abolie par Robert Badinter
sous la première mandature de François Miterrand, décision
politique qui a fait entrer la France dans la civilisation. Car nul n'a
le droit de tuer un individu, sauf lui-même ou en cas de légitime
défense. Pour vous, donc, Patrick Dils aurait dû mourir aussi
alors qu'il a été reconnu innocent après 15 années
passées en prison. Heureusement que tout le monde ne raisonne pas
comme vous. Je vous invite à prendre une grande respiration, à
faire le vide à l'intérieur de vous, à trouver un
calme profond, doux... puis, pensez à Magali qui s'occupe tendrement
de son petit Lubin. Cette image-là est juste, c'est la réalité,
qu'on le veuille ou non.
Cordialement
Sylvie Tranchant-Rousseau
Réponse de Cachou
Lire son livre mais pourquoi faire !! Elle a eu en plus l'indécence
de tirer profit de ce malheur pour se remplir les poches !! Je n'ai ni
besoin de lire son "torchon" ni besoin de contacter les imbéciles
qui la défendent !! Je l'ai vue plusieurs fois à la télévision
lors d'interview où elle "surjouait" une femme éplorée,
sans jamais une larme. Personnellement, je n'y ai pas cru une minute !
Pathétique !!!
Pour moi, il n'y a aucun doute : il n'y a pas eu d'erreur judiciaire.
Preuve a été faite pendant le procès que pour provoquer
de tels blessures au petit Lubin, il avait fallu le projeter contre un
mur !!! Dois-je vous rappeler que ce pauvre bébé est mort
tout seul à l'hôpital, victime des sévices perpétrés
par sa mère. Que faites-vous du témoignage de la voisine
dont la vue du visage tuméfié de Lubin a glacé le
sang, ou bien des infirmières de l'hôpital choquées
par l'attitude froide et détachée de Magali face aux convulsions
de son bébé !!!
Pour moi, Magali GUILLEMOT n'est qu'une pauvre fille laide et coincée,
incapable de trouver l'âme soeur, obligée de faire appel
à une agence matrimoniale pour se trouver un mari. Et quel mari
! Aussi paumé qu'elle, sentimentalement déçu, sous
antidépresseurs, suivi par un psy... Bref, le couple idéal
! Un duo détonnant de tarés psychologiques qui va malheureusement
donner naissance à un pauvre innocent qui va payer de sa vie la
haine qui progressivement va s'installer entre ses deux parents !!! Pour
vous, Magali est innocente ?? Alors, comment expliquez-vous les fractures,
les hémorragies, les témoignages de la voisine, des infirmières,
l'attitude froide et distante de Magali ?
Heureusement, les jurés qui l'ont condamné ont cru à
sa culpabilité. Dommage pour la sentence, ce n'est cher payé
pour avoir torturé et battu à mort un pauvre petit bébé
de quelques semaines !!!
Pour finir, j'ai suivi vos conseils... J'ai pris une grande respiration,
fait le vide à l'intérieur de moi et j'ai essayé
de penser à Magali s'occupant tendrement de son petit Lubin.
Mais rien à faire !! La seule image qui me vienne, c'est cette
grande "duduche binoclarde" allant à l'échafaud...
Ma réponse à Cachou
Bonjour
Vous employez la couleur mauve du féminisme pour me répondre
dans votre email et cela fait plaisir à voir.
On peut lire son livre pour savoir le point de vue de Magali Guillemot
sur le parcours juridique qu'elle a suivi pendant de nombreuses années.
Je vois que vous avez jugé Magali Guillemot sans avoir lu son livre,
ce n'est pas une posture intellectuelle très honnête. Avant
de juger une personne, il faut quand même savoir qui elle est et
ce qui s'est passé : c'est comme ça que la justice est rendue
dans un état démocratique comme la France. Magali Guillemot
est donc simplement pour vous une image qui vous traverse l'esprit, dérange
vos convictions et un simple bouc-émissaire pour défouler
vos émotions. Soit. Et les gens qui la soutiennent sont sans doute
pour vous des criminels qu'il faut pendre sur le champ. Dommage, j'ai
encore envie de vivre.
J'explique l'attitude froide, distante et détachée de Magali
Guillemot par sa très grande pudeur. Oui, Magali Guillemot est
très très très très très pudique mais
quand on la connait bien, c'est une femme charmante, tendre, attentionnée,
généreuse, prévenante... Vous avez le droit de ne
pas me croire. C'est ma parole contre la vôtre.
Effectivement, le mariage de Magali Guillemot avec Jérome Duchemin
a été une erreur totale qui a couté la vie à
un bébé de quelques semaines. Ceci dit, j'ajoute que, pendant
son incarcération, Magali Guillemot a trouvé enfin l'âme-soeur,
un homme génial prénommé Pierre qui vit avec elle
maintenant. Magali et Pierre forment un couple heureux, harmonieux et
durable.
Cordialement
Sylvie Tranchant-Rousseau, l'imbécile qui défend Magali
Guillemot.
Novembre 2007
Sylvie Tranchant-Rousseau http://www.sylvie-rousseau.com