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Christiane Taubira, une femme aux couleurs de la vie

J'ai voté Christiane Taubira pour la présidentielle 2002 parce que c'est une femme, une femme au tempérament bien trempé, une femme de gauche radicale, une femme qui ne célèbre pas un certain misérabilisme, une femme de couleur de l'outre-mer.

http://www.christiane-taubira.org/

Christiane Taubira-Delannon est une femme politique française, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane, département d'outre-mer). Elle est présidente de son parti Walwari ("éventail" en amérindien) et membre du Parti radical de gauche.

Christiane Taubira en quatre clics

Article du wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Christiane_Taubira
Fiche dans l'Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/2791.asp
Site officiel : http://www.christiane-taubira.org/
Site du PRG : http://www.planeteradicale.org

Sa chronologie

Christiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu'elle limite l'esclavage à la traite européenne des Noirs, ce qui est réducteur.
Loi n°2001-434 du 21 mai 2001 : Loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité
Article 1 : La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.

Après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), elle devient, première vice-présidente du Parti radical de gauche, un poste spécialement créé pour elle.

Contrairement au PS et au PRG elle s'oppose en 2004 au vote de la Loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques considérant que « Faire œuvre législative plutôt que mission pédagogique, c’est perdre foi en République, alors que sont soigneusement évités les terrains où se nouent les tensions les plus lourdes de sens dans l’affrontement éthique. ».

En 2005, elle prend position pour le « Non » lors du référendum français sur le traité pour la constitution européenne, contrairement au PRG, dont elle est à l'époque encore vice-présidente.
Le non de Christiane TAUBIRA
Christiane Taubira est députée du parti radical de gauche (PRG) de Guyane. Elle déclare : "Contre le projet de "traité établissant une constitution pour l’Europe". Pour plusieurs raisons dont les principales sont :

  • les conditions lourdes de révision qui verrouillent le texte actuel pour les générations à venir
  • la présence inopportune de l’essentiel de la troisième partie qui constitutionnalise des politiques économiques ce qui est inconcevable dans une loi fondamentale, et sacralise des politiques économiques qui n¹ont pas encore fait la preuve de la compétitivité de l’Europe à l¹égard d¹autres grands groupes régionaux (Amérique du nord, Asie)
  • les conditions contraignantes des coopérations renforcées qui limitent la possibilité d¹avancer par groupes de pays homogènes Ceci étant, ce texte contient des dispositions satisfaisantes et des progrès théoriques qui pourraient être mis en oeuvre. Mais il vaut mieux le modifier avant qu’il ne soit plus révisable.

http://www.appeldes200.net/article.php3?id_article=622

Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l'investiture du Parti radical de gauche (PRG) pour l'élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives.
Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l'équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l'expression républicaine ».
Point Presse du 28 février : Christiane Taubira
“Je suis de plus en plus à l’aise dans cette campagne”. C’est par ces mots que Christiane Taubira, du Parti radical de gauche, a entamé le point presse de campagne du 28 février. La déléguée à l’expression républicaine de Ségolène Royal est revenue sur sa place dans la campagne présidentielle, sur la signature du “contrat social et citoyen” du collectif AC le feu et enfin sur la situation des salariés d’Airbus, de “ce tissu industriel qui se déchire”.
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/02/28/519/
http://www.dailymotion.com/video/x1ve3x_charlety-pour-segolene-royal
Fédération de Guyane du Parti Socialiste : http://guyane.parti-socialiste.fr/

Elle est réélue député le 17 Juin 2007 pour la treizième législature 2007-2012, dans la 1ère circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
La Guyane française (973) est une région et un département d'outre-mer (DOM-TOM) français d'Amérique du Sud. Avec ses 86 504 km² de superficie, la Guyane est le plus grand département français et le plus boisé avec 96% du territoire couvert d'une forêt équatoriale qui reste parmi les plus riche et les moins écologiquement fragmentées du monde. Cette forêt équatoriale est une forêt primaire à la biodiversité inouïe, protégée par un tout nouveau parc national et six réserves naturelles.
C'est en outre le seul territoire français et de l'Union européenne du continent sud-américain.
Son nom officiel est Guyane. L'ajout de l'adjectif française dans les dénominations courantes est une commodité de langage issue de la période coloniale, alors qu'existaient trois Guyanes : Guyana (Guyane britannique), Suriname (Guyane néerlandaise) et la Guyane française.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guyane_%28France%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Guyane
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_de_2007_en_Guyane_fran%C3%A7aise députés : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9put%C3%A9s_de_la_Guyane et sénateurs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_s%C3%A9nateurs_de_la_Guyane
Région de la Guyane : http://www.cr-guyane.fr/

Ses publications

Rendez-vous avec la République

Rendez-vous avec la République

La seule bataille qui vaille consiste à s'arracher à soi, à ses enlisements, à se désengluer des douleurs et des rancoeurs et entreprendre la traversée vers l'autre, jusqu'à la rencontre " : Christiane Taubira, députée de la Guyane, est une femme politique hors normes. Candidate à l'élection présidentielle de 2002 pour le Parti radical de gauche, elle est à l'origine de la loi du 10 mai 2001 qui reconnaît la traite négrière et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Et, à l'heure où tous les responsables politiques prétendent avoir rompu avec la " langue de bois ", elle est l'une des rares à tenir parole. Ce livre très personnel en porte témoignage. Pour Christiane Taubira, la société française ne sortira du climat étouffant qui la paralyse depuis trop longtemps qu'en renouant avec les valeurs fondatrices de la République. Ce qui a aujourd'hui des implications très concrètes : en finir avec la lugubre dérision de la " concurrence des victimes ", assumer un héritage colonial effacé des mémoires officielles pour se coltiner enfin sérieusement avec les discriminations minant le corps social, retrouver une laïcité qui soit respect de l'autre et non arrogance égoïste. Christiane Taubira propose aussi bien d'autres pistes, passionnantes. Avec une fougue nourrie d'une vaste culture historique, de fulgurances poétiques plus fortes que mille discours d'énarques, d'une rage et d'un enthousiasme communicatifs. Des pages souvent bouleversantes, qui font chaud au coeur et redonnent à la politique un sens nouveau, celui du " rendez-vous avec la République " auquel nous invite ce livre.

Codes noirs : De l'esclavage aux abolitions, Paris, Dalloz, 2006

Introduction de Christiane Taubira
Textes présentés par André Castaldo

Codes noirs : De l'esclavage aux abolitions

Présentation de l'éditeur
Esclavage ? Vous avez dit " esclavage ". L'esclavage est caractérisé par le droit de propriété qu'un homme peut avoir sur un autre. Cette " chose " n'est plus une personne juridique. Mais n'a-t-il pas disparu ? Hélas non. Si l'esclavage pratiqué dans les anciennes possessions coloniales l'est, il survit toujours en quelques pays. Et il s'en faut de beaucoup que toutes les formes de dépendance qui portent atteinte à la liberté et à la dignité humaine se soient effacées. Du premier Code noir de 1685 aux dernières conventions internationales et à la loi du 21 mai 2001 s'exhale la grande misère humaine.
http://www.christiane-taubira.net/cms/uploads///Dallozcodesnoirs.pdf

Accueil > Histoire et patrimoine > Abolition de l'esclavage
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/abolition.asp

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Sylvie Tranchant-Rousseau http://www.sylvie-rousseau.com
publié le jeudi 9 août 2007