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Ingrid Perruche, une soprano au grand talent

J'aime les grandes et belles voix qui sortent des tripes. Chacun-e connait mon admiration pour Chimène Badi mais je veux te parler aujourd'hui d'une soprano au grand talent au début d'une longue carrière prometteuse : Ingrid Perruche.
J'étais avec elle à la faculté des lettres d'Orléans la Source en lettres modernes et déjà à cette époque, je ressentais une fascination pour cette jeune femme au charisme impressionnant mais qui sait rester simple et accessible.

photo d'ingrid perruche

Sa voix nous emporte avec délicatesse et intelligence.

La jeune carrière de la soprano est marquée par de nombreux succès. Après ses premiers prix des classes de chant et de musique de chambre au conservatoire d'Orléans, Ingrid Perruche part étudier à Lyon puis à Paris. Elle s'est déjà produite aux côtés de Charles Spencer, Jeff Cohe, Rache, Yaker...

source du document qui suit : http://epau.hautetfort.com/archive/2006/04/index.html

Ingrid Perruche vient pour la seconde fois à l'Abbaye de l'Epau. En 2004, elle donnait avec Alexandre Tharaud et Abdel Rahman el Bacha un récital de lieder de Haydn, Beethoven, Mozart et Schubert. J'ai aussi en mémoire un très beau pâtre au rocher avec Michel Lethiec et Abdel Rahman el Bacha. Je l'ai revue plus tard dans un Pelléas "de chambre" à l'auditorium du musée d'Orsay où elle s'est distinguée dans une Mélisande touchante et ambigüe. Elle incarne selon moi la continuation d'un certain modèle d'artiste lyrique "à la française" à la voix claire, à l'articulation "naturelle" et à la technique infaillible qui fait merveille aussi bien en récital, en oratorio qu'à la scène qu'elle occupe de plus en plus en France et à l'étranger.
Après une licence de lettres, un premier prix de chant et de musique de chambre à Orléans. Ingrid Perruche entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon ou elle obtient un Premier prix de chant mention très bien puis elle se perfectionne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec Glenn Chambers. Elle remporte les prix : Albert Roussel au Concours International de Mélodie Française du Tryptique, du meilleur espoir féminin au Concours International de Saint Chamont, de Mélodie Française Albert Roussel au Concours International de Marmande. Au cours de nombreux stages ou concerts, elle travaille avec Gundula Janowitz, Charles Spencer, Rachel Yakar, Neil Beardmore, François Leroux, Noël Lee, Jef Cohen, Bernard Tetu (elle est membre des Solistes de Lyon), Ruben Lifchitz, Emmanuel Krivine, Suzan Manof. Elle a été Ama dans la Dona Mobile de Claude Prey, Lucy dans le Téléphone de Menotti, Bastienne dans Bastien et Bastienne de Mozart, Larissa dans le Premier Cercle de Gilbert Amy (sous la direction de Michel Plasson) à l’opéra de Lyon, Hermione dans Cadmus et Hermione de Lully (sous la direction de Christophe Rousset), Suzanna dans Les Noces de Figaro de Mozart, Poppée dans Agrippina de Haendel (sous la direction de Jean-Claude Malgoire, aux côtés de Véronique Gens). Ingrid Perruche se produit également en concert : Mélodies françaises au Japon et à l’Opéra de Lyon, Romances à la Grande Bibliothèque de France avec le claveciniste Olivier Baumont, La Création de Haydn, les Passions de Bach, le Requiem de Faure, le Requiem de Mozart, Lieder et Mélodies avec les pianistes Alexandre Tharaud et Julie Perruche, Le Messie de Haendel, La Dame de Monte-Carlo, le Gloria et La Voix Humaine de Poulenc à l’Opéra de Rennes, le Requiem et le Dixit Dominus de Gossec (sous la direction de Jean-Claude Malgoire), Elias de Mendelssohn (sous la direction de Kurt Masur) au théâtre des Champs Elysées. Cette saison est la Comtesse dans Les Noces de Figaro de Mozart (sous la direction de Jean-Claude Malgoire), Zerlina dans Don Giovanni de Mozart à l’opéra de Saint Etienne, Frasquita dans Carmen de Bizet (sous la direction de Lorin Maazel), Mélisande dans Pelléas et Mélisande de Debussy avec François Leroux et Alexandre Tharaud au piano. Elle chantera également Manfred de Schumann sous la direction d’Emmanuel Krivine. En 2005, elle a reçu la victoire de la musique de l'espoir lyrique de l'année.

Elle a participé entre autres à trois albums : Agrippina de Haendel, Missa pro defunctis de François-Joseph Gossec, Symphonie N°3 de Henryk Gorecki.

Henryk Gorecki : Symphonie N°3 - Super Audio CD hybride

Inclus Canticum Graduum en première mondiale
CD album
21,34 €

gorecki, symphonie n° 3

Mot de l'éditeur

Créée en 1977 au festival de Royan, la 3ème symphonie de Gorecki connut un destin tout à fait singulier.D'une écriture néo-modale avec des motifs très simples, elle dérouta d'abord plus d'un, fut boudée, puis oubliée avant d'être réutilisée par Maurice Pialat pour le générique de son film "Police" en 1986. Elle fit un retour fracassant et inattendu en 1992 avec un enregistrement catapulté au Top 10 des charts anglais. Elle est depuis régulièrement jouée dans le monde entier.
Construite en trois mouvements, tous dans des tempi lents, la 3ème Symphonie est une longue mélodie élégiaque qui débute sur un motif confié aux contrebasses. Le chant à peine audible, comme sorti du néant, s'enfle progressivement par le simple artifice du canon. A quoi succède un chant de soprano désolé - interprété par la belle et jeune voix d'Ingrid Perruche, révélation lyrique aux Victoires de la Musique Classique 2005 - qui vient se mêler peu à peu aux cordes du Sinfonia Varsovia dirigé par Alain Altinoglu.
Il en résulte un sentiment puissant de complainte, de lamentation dans une atmosphère planante et répétitive. Le second mouvement plus recueilli laisse apparaître une lueur d'espoir qui se confirme dans le troisième et dernier mouvement. L'oeuvre prend sa source pour le premier mouvement dans une prière polonaise du 15ème siècle, pour le second dans les mots de consolation griffonnés à l'adresse de sa mère par une jeune déportée dans une cellule de la Gestapo à Zakopane et pour le troisième dans un chant populaire d'Opale.
Rarement une musique aura-t-elle dit la perte et le deuil avec autant d'émotion. Rarement une musique aura-t-elle été aussi tendue. Rarement vous aura-t-elle invité au recueillement avec autant de force.
En complèment de programme une oeuvre en création mondiale (bien que composée en 1969) Canticum graduum, pièce pour quadruple ensemble de bois, cuivres et cordes au tempo lent.

Fiche détaillée "Symphonie N°3 - Super Audio CD hybride"

Chef d'orchestre : Alain Altinoglu
Compositeur : Henryk Gorecki
Soprano : Ingrid Perruche
Formation : Sinfonia Varsovia
Editeur : Naïve
Durée : 64 minutes
Date de parution : avril 2005

A la Fnac

François-Joseph Gossec : Missa pro defunctis

Enregistrement public à Versailles
CD album. 2 Volumes

missa pro defunctis

Fiche détaillée "Missa pro defunctis"
Compositeur : François-Joseph Gossec
Chef d'orchestre : Jean-Claude Malgoire
Soprano : Salome Haller, Ingrid Perruche
Contre ténor : Cyril Auvity
Formation : La Grande Ecurie, La Chambre du Roy, Choeur de Chambre de Namur
Editeur : K617
Enregistrement en public
Date de parution : septembre 2003

A la Fnac

Georg Friedrich Haendel : Agrippina

Enregistré au Théâtre de Tourcoing
intégrale (CD album). 3 Volumes

couverture de l'agrippina de haendel verso de l'aggripina de haendel

Compositeur : Georg Friedrich Haendel
Chef d'orchestre : Jean-Claude Malgoire
Contre ténor : Philippe Jaroussky
Soprano : Véronique Gens, Ingrid Perruche
Alto : Thierry Gregoire
Formation : La Chambre du Roy, La Grande Ecurie
Editeur Dynamic
Enregistrement mars 2003
Date de parution mars 2004
Ingrid Perruche joue le rôle de Poppea.
64,79 €

Chez la Fnac

Revue de presse : la république du centre

lauréts des victoires de la musique classique  : pascal amoyel et ingrid perruche ingrid révélé aux victoires de la musique ingrid perruche invitée du festival d'orléans ingrid et bach
triangle pour aller en haut de la page

Sylvie Tranchant-Rousseau http://www.sylvie-rousseau.com
publié le 30 avril 2007